FFV le 18 mars 2026

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Un jour, un club : Le Ré Beach Club

Cette nouvelle rubrique met en avant un club affilié à la Fédération Française de Volley, en évoquant son histoire, ses spécificités, ses initiatives. Pour cette première, honneur au Ré Beach Club, champion d’Europe masculin en titre de beach-volley. 

 

Le Ré Beach Club, c’est d’abord une histoire de famille, de Kergret, originaire de La Couarde-sur-Mer et qui, en 2005, décide de lancer une structure pour répondre à une demande locale. « L’île de Ré a toujours été une terre de volley, de 3×3 en particulier, on y jouait déjà dans les années 50, raconte l’ancien passeur international Loïc de Kergret, l’un des quatre coachs de la structure. Quand ma sœur Maël est revenue sur l’île après sa carrière pro, elle a commencé à donner des cours, y compris dans les écoles, et à organiser des tournois à La Couarde. A un moment, on a eu envie de demander des terrains un peu plus sympas et on a présenté un projet à la ville qui l’a refusé. Sur le conseil de l’ancien international Bernard Dorin, un pur Boitais (décédé en juin 2024 à l’âge de 87 ans), on a alors proposé le projet à Bois-Plage qui l’a accepté. »

Le Ré Beach Club naît donc sur le terrain de Bois-Plage en 2005, avec, à ses débuts une activité uniquement estivale – stages et compétition -, et à la baguette les parents Yann et Marie-Christine de Kergret, leur fille Maël pour la partie sportive. Loïc, alors au sommet de sa carrière internationale (champion d’Europe la même d’année avec Tours), la rejoindra plus tard, après avoir d’abord coupé avec le volley dans la foulée de sa retraite de joueur (en 2011).

Depuis, le club a bien grandi, avec des étapes majeures, comme la création de la toute première section sportive beach-volley de France au collège Les Salières de Saint-Martin-de-Ré en 2018, la création du Pôle Espoir en 2022, qui accueille aujourd’hui 24 jeunes, de la quatrième à la terminale, puis de la Ré Beach Académie en 2024, à destination des jeunes adultes souhaitant poursuivre une formation de haut niveau, sur le circuit national et/ou international. La même année, a été inaugurée à Saint-Martin une nouvelle aRéna composée de trois courts couverts, qui s’ajoutent aux cinq en extérieur du site des Gollandières, à Bois-Plage, qui, depuis près de 20 ans maintenant, accueille une étape incontournable du circuit France Beach Volley Series 1 au mois de juin.

Aujourd’hui, le Ré Beach Club, qui s’appuie sur un budget annuel d’environ 290 000 euros, accueille 180 licenciés compétition, mais également une vingtaine de pratiquants en loisir, tous encadrés par quatre entraîneurs salariés à plein temps – Maël et Loïc de Kergret, Noubet Ngatoum et Pierre-Yves Motte -, tandis que la structure compte également deux alternants en communication et en prépa muscu (Charly Samier, également joueur du club), un service civique et un prestataire en préparation physique, Laurent Lecina, qui officie aussi auprès de l’équipe de France masculine de volley.

Côté compétition, le club, qui place régulièrement ses équipes sur les podiums du France Beach Volley Series 1 et des championnats de France, est monté sur le toit de l’Europe en novembre dernier en remportant la Coupe d’Europe des clubs masculine à Héraklion (Grèce), avec un collectif composé de Kéran Duval (fils de Maël de Kergret et frère de Saofé), Joadel Geneviève-Gardoque, Niels Philippe Daniel, Noubet Ngatoum, Timothée Platre et Charly Samier. L’équipe féminine, avec Saofé Duval, Romane Sobezalz, Elsa Descamps, Pia Szewczyk, Alex Merle et Marine Kinna, a de son côté atteint les quarts de finale.

Un collectif dont Loïc de Kergret dit : « Ce qui me fait plaisir, c’est que ce sont des joueuses et joueurs que j’ai entraînés régulièrement depuis des années ou qui sont d’ici, pas des mercenaires venus pour gagner un titre. » Et ce dernier d’ajouter : « On est forcément contents des résultats, mais plus que les résultats, c’est le développement des athlètes, leur progression, qui m’intéressent. Ce que je trouve génial, par exemple, c’est de voir des gamins du Pôle gagner des gros tournois de Série 2, puis réussir à se qualifier sur des Séries 1, voire d’aller en finale. Le but c’est que la base monte et que le niveau moyen monte, on est sur une voie intéressante. »