Le Phare de Ré 15 mai 2026

Le Phare de Ré 15 mai 2026

Au royaume du beach, Saofé Duval (RBC)a bien failli être sacrée reine

Sports. Beach-volley. Tout juste rentrée des États-Unis, la Couardaise s’est qualifiée pour la finale de la Coupe de France des clubs. Elle revient sur son rêve américain.

La Couardaise a largement contribué au titre de son université en finale de conférence. L’aventure sportive prendra fin en demi-finale des finales nationales NCAA. © DR

Emmanuel Legas

Un peu fatiguée mais nullement rassasiée, c’est avec un large sourire que Saofé Duval nous accueille, jeudi 7 mai après-midi, au beach stadium des Gollandières (Le Bois-Plage). « J’ai atterri à Nantes hier », annonce la licenciée du Ré Beach Club (RBC), tout juste rentrée de Floride où elle avait choisi de concilier études universitaires – avec une majeure sur les sciences sociales – et sport de haut de niveau ces cinq derniers mois. Et le retour à l’entraînement, pour quand est-il prévu ? « J’ai repris… hier. Mais parce que je l’ai demandé. Ils ne m’ont pas forcée ! », sourit cette acharnée de beach-volley, alignée dimanche 10 mai avec ses copines du club en Coupe de France (lire en encadré).

Au royaume du beach, surtout pour les féminines, Saofé Duval a bien failli être sacrée reine samedi 2 mai. Après avoir remporté le “Big 12” (l’une des finales de conférences) aux dépens de Texas Christian University, champion NCCA en titre, Florida State University (FSU) s’est hissé jusqu’en demi-finale du tournoi national rassemblant les 16 meilleures universités du pays.

« On perd 3-1 contre Standford, la tête de série n° 1 du tournoi, avec notamment deux matchs perdus 15-13 au tie-break », raconte la Couardaise, retenue pour cette confrontation. Une chance que toutes n’auront pas eue. Sur les 24 filles, 10 sont sélectionnées pour les compétitions (pour constituer cinq paires) et deux jouent un match d’exhibition.

« Je me suis découverte »

À son arrivée en début d’année, Saofé Duval a dû patienter avant de gagner la confiance des coachs. « Ça a été assez dur pour moi au début. Un nouveau pays loin de ma famille, une nouvelle langue, premier appart, des études à gérer… Mon niveau de jeu a été impacté. Mais après quelques rencontres, j’ai vite retrouvé le terrain. Tout allait mieux. »

De cette aventure américaine, la Couardaise ne retient que du positif. « Je me suis découverte dans un nouvel environnement. J’ai pris confiance en moi. Apprendre à s’imposer, à trouver sa place dans un groupe, surtout en milieu de saison dans une équipe où tu ne connais personne et alors que tu ne parles pas la langue : c’était très formateur. »

Des progrès « surtout au service »

Sur son jeu, Saofé Duval dit également avoir pas mal progressé. « Surtout au service. Quand tu as un coach qui a participé deux fois aux Jeux olympiques, tu l’écoutes ! », plaisante la Couardaise, en évoquant Nick Lucena, entraîneur adjoint, quart de finaliste à Rio en 2016 et huitième de finaliste à Tokyo en 2021. « C’est un secteur de jeu, comme tous les autres, qui peut être consolidé. Mais le service, c’est là où tu peux progresser le plus rapidement. Il y a des choses auxquelles je n’avais jamais pensé. Il m’a amené vers de nouvelles perspectives comme varier sur les profondeurs, les hauteurs et la rotation de la balle. »

En attendant le retour de sa partenaire Marilu Paly, dont le cursus universitaire à Berkley prendra officiellement fin le 16 mai avec sa remise de diplôme, Saofé Duval prendra part ce week-end au Série 1 de Dijon avec un parfum de FSU. « Iane (Henke, membre de l’équipe depuis deux saisons, Ndlr) rentrait en Allemagne le 13 mai. Je lui ai proposé de faire le tournoi avec moi. »

Pas de Ré Beach France 2026

Après 10 jours de préparation, la paire Duval/Paly visera la victoire sur le Série 1 du Vésinet Saint-Germain fin mai. « C’est le seul Série 1 que nous jouerons avec les finales qui auront lieu les 18 et 19 juillet », annonce la Couardaise. Pas de Ré Beach France donc. « Les 5 et 6 juin, on représentera la France (avec une seconde paire, Ndlr) lors de la Nations Cup en Turquie et on enchaînera là-bas avec un Challenger. »

Les deux joueuses gardent toujours en ligne de mire les JO de Los Angeles en 2028. Un retour aux États-Unis à la rentrée de septembre n’est pas exclu. « C’est une possibilité que l’on explore avec Marilu », confie Saofé Duval, presque nostalgique.

Le RBC dans le vif du sujet

Le 31 mai, les collectifs masculins tenteront de rejoindre les collectifs féminines déjà qualifiés pour les phases finales. © DR

Sans bruit, les différents collectifs du RBC s’avancent vers les phases finales de la Coupe de France. Dimanche 10 mai, les quatre collectifs seniors – deux féminins et deux masculins – ont remporté leur 3e tour, en terminant en tête de leur poule (et sans concéder le moindre match). Si les filles sont directement qualifiées pour les finales, les garçons devront passer par un quatrième et dernier tour qualificatif le 31 mai.

Chez les jeunes, les M15 garçons se rendront à Toulouse le 17 mai pour le 3e tour. Les filles évolueront, elles, à domicile. Le RBC sera également représenté, dans les deux genres, en catégorie M13 (3e tour le 31 mai) et en catégorie M18 (3e tour le 24 mai).

Ce mois de mai marque également le début du championnat de France Série 1 avec une première escale à Dijon, du 15 au 17 mai. Pour cette compétition, le RBC sera présent en nombre dans les deux tableaux. L’étape rétaise aura lieu du 12 au 14 juin au beach stadium des Gollandières (Le Bois-Plage).