Sports. Beach-volley. La Couardaise lance sa saison américaine sous le maillot de Florida State University ce vendredi 20 février, avec les finales nationales en ligne de mire. Entretien.
Le Phare de Ré. Les choses sérieuses commencent ce week-end pour ton université de Florida State à Tallahassee, avec un premier match face aux UAB Blazers de l’Université d’Alabama à Birmingham. Comment abordes-tu ce premier grand rendez-vous.
Saofé Duval. On ouvre effectivement notre saison à domicile avec trois matchs le vendredi 20 février, deux le samedi 21 et un dernier le dimanche 22. J’ai vraiment hâte. Je ferai partie du groupe, mais pour l’instant on ne connaît pas encore la composition des équipes. Les compétitions vont s’enchaîner tous les week-ends pratiquement, avec un week-end de repos par mois. Ce calendrier nous emmènera jusqu’aux finales nationales les 3 et 4 mai, en Alabama cette année. Ce sera le dernier tournoi de la saison avant mon retour en France.
Qu’est-ce qui a motivé ton choix de poursuivre ton cursus universitaire et sportif aux États-Unis ?
Il y a énormément de raisons et cela faisait un moment que j’y pensais. Pour les filles, les États-Unis c’est clairement le meilleur pays pour pratiquer le beach. Après mon bac en 2024, j’ai commencé une licence Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives) à Poitiers que je poursuivais à distance, depuis septembre, avec d’autres sportifs de haut niveau à Grenoble. J’avais envie de me challenger avec de nouvelles partenaires d’entraînement, de découvrir une nouvelle approche de mon sport, dans une nouvelle structure, avec de nouveau coachs et bien sûr une nouvelle langue. C’est un vrai challenge pour moi.
À quoi ressemblent tes journées depuis ton arrivée en Floride, début janvier ?
À FSU, je suis différents cours “faciles” en ligne et en présentiel qui collent avec mon planning d’entraînements et de compétitions. Ma majeure porte sur les sciences sociales. Dans mes cours, j’ai de l’histoire de l’art, de l’histoire politique américaine. On apprend aussi comment gérer nos vies d’athlète. Il y a aussi un cours pour les étudiants internationaux autour des différences de cultures.
Le sport occupe toutes nos matinées, de 9 heures à 12 h 30 ou 13 heures, avec deux séquences que l’on enchaîne. Les lundis, mercredi et vendredi, c’est musculation avant l’entraînement sur les terrains. Les mardis et jeudi, c’est ce qu’ils appellent “conditioning” avec du cardio, du travail cognitif, etc. En termes de charge de travail et de longueur d’entraînement, c’est assez compliqué pour le moment.
Entre le beach stadium des Gollandières et les terrains de l’université, l’apprentissage varie beaucoup ?
Le travail sur le terrain est très différent qu’en France. Cela s’explique par le fait que l’on est 20 à l’entraînement sur six terrains. La technique pure tient une place moins importante. C’est plutôt comment jouer à la fois avec et contre l’adversaire, éviter les pièges en défense. Et puis il y a tout un environnement autour avec kinés à disposition, une dame qui nous fait travailler la respiration, des snacks à manger…
As-tu une partenaire attitrée au sein de l’équipe ?
J’ai une partenaire avec qui je m’entraîne un peu plus que les autres, mais les coachs n’ont encore rien décidé. On est 20 filles au sein de l’équipe, et 10 à jouer par rencontre. Les cinq paires numérotées de 1 à 5 des deux universités se rencontrent (la n° 1 contre la n° 1, la 2 contre la 2, etc.) pour donner un score de match (5-0, 4-1, 3-2…). L’an passé, les compositions et les numéros étaient dévoilés une heure avant le début des matchs. Ça devrait être un peu plus tôt cette saison.
Une opposition avec ta partenaire au Ré Beach Club, Marilu Pally (Université de Berkeley en Californie), est possible en cours de saison ?
C’est même prévu ! Comme FSU, présente dans le top 10 national de conférence NCAA chaque année, son université devrait se qualifier sans difficulté pour les finales nationales. Je n’ai pas les dates en tête, mais je crois que nos deux universités doivent se croiser sur un tournoi avant ces finales. J’ai hâte de la retrouver.
Sinon, comment la petite “Frenchie” a-t-elle été accueillie ?
Très bien et par tout le monde, que ce soit le staff sportif, les filles, le staff académique, les profs. Comme j’ai encore un peu de mal avec la langue, ils sont encore très attentionnés. C’est aussi ma première expérience à l’étranger, loin de mes parents. J’occupe un appartement avec deux colocataires. En dehors des cours et des entraînements, on va voir avec des copines des matchs de baseball, de basket… C’est vraiment incroyable et je découvre de nouvelles choses tous les jours encore. Je profite à fond.
Propos recueillis par Emmanuel Legas
• Les responsables du pôle espoirs beach-volley île de Ré donnent rendez-vous aux candidats (élèves de la 4e à la terminale) le mercredi 8 avril pour la traditionnelle journée de détection. « Normalement en extérieur, sur le beach stadium des Gollandières au Bois-Plage, ou en intérieur de l’aRéna à Saint-Martin. Peut-être sur les deux sites », avance Maël de Kergret, la responsable de la structure. Pour recevoir le dossier de candidature, il est indispensable de contacter au préalable cette dernière par mail à mael@rebeachclub17.com. L’an passé, une trentaine de dossiers avaient été déposés. La date limite pour l’envoi du dossier est fixée au 31 mars.
• Du lundi 9 au jeudi 12 février, les éducateurs Maël de Kergret, Pierre-Yves Motte, Noubet Ngatoum et Charly Samier, missionnés par la ligue Nouvelle-Aquitaine, ont accueilli le centre régional d’entraînement (CRE) à l’aRéna pour la poursuite des détections des joueurs et joueuses qui participeront, l’été prochain, aux Beach Volleyades.
• Début mars, Maëlys Goursalo et Adélaïde Morelle, deux représentantes du pôle espoirs beach-volley île de Ré, participeront à un stage de détection au pôle France jeunes situé à Toulouse. Elles y retrouveront Quentin Hypolite et Mathilde Berthaudeau, deux “anciens” du pôle espoirs rétais membres du pôle France jeunes depuis la dernière rentrée de septembre. Nés en 2009 et 2010, ces quatre jeunes athlètes s’inscrivent dans un parcours d’excellence avec en ligne de mire un objectif majeur : les Jeux olympiques de la jeunesse qui se dérouleront à Dakar du 31 octobre au 13 novembre.