Sports. Beach-volley.
Publié le 04/11/2026 à 14h17, mis à jour le 04/11/2026 à 14h39
Le groupe rétais entame ce jeudi 5 novembre sa conquête d’un second titre européen. © DR
Emmanuel Legas
Après deux reports, c’est finalement lundi 2 novembre, veille du départ pour Alanya (Turquie), que Loïc de Kergret, entraîneur du Ré Beach Club (RBC), se rend disponible pour évoquer la nouvelle participation de l’équipe masculine à la phase finale de la Coupe d’Europe des clubs (du 5 au 8 novembre), après une édition 2025 riche en émotions marquée par un titre historique pour le RBC. « Le souci, c’est que la composition du groupe change tous les jours, explique l’entraîneur. Je vais pouvoir souffler une fois bien arrivés sur place avec mes six joueurs. »
Deux blessures sont en effet venues perturber les plans de Loïc de Kergret à quelques semaines de l’échéance. « On a pensé devoir se passer de Timo (Timothée Platre, Ndlr) en raison d’un problème musculaire, mais ça va mieux depuis et il sera bien là », annonce l’entraîneur. Champion d’Europe l’an dernier, Charly Samier manquera en revanche à l’appel, éloigné des terrains pour au moins quatre semaines en raison d’une luxation ouverte au doigt. Premier choix pour remplacer Timothée Platre, Quentin Hypolyte le reste pour pallier l’absence de Charlie Samier (présent tout de même en Turquie avec ses partenaires). « Il est en pleine forme et fait partie de ceux qui sont dans le rythme de la compétition », observe Loïc de Kergret.
« J’aurai besoin de tout le monde »
Le jeune licencié du RBC (17 ans), formé au pôle espoir île de Ré et aujourd’hui membre du pôle France jeune de Toulouse, s’est illustré cette saison en remportant son premier Serie 1. Il a ensuite brillé sous le maillot bleu en décrochant une médaille de bronze aux championnats du monde U18 puis le titre de vice-champions d’Europe dans cette même catégorie. « Il sera associé à Kéran (Duval, Ndlr) sur la paire n° 2 », annonce Loïc de Kergret. L’autre paire sera composée, elle, de Niels Philippe – Daniel et de Noubet Ngatoum. Timothée Platre et Pao Rigaud compléteront le groupe. « J’aurai besoin de tout le monde », sait l’entraîneur.
À trois jours du début de la compétition, les compositions des deux poules restaient inconnues. Le RBC visera la première place synonyme de qualification directe pour les demi-finales. Les deuxièmes de poule croiseront avec les troisièmes pour rejoindre le dernier carré. Parmi les candidats sérieux à la victoire, Loïc de Kergret liste le Scherp in Packaging ZVH (Pays-Bas), son adversaire en finale l’an passé, et le Beachclub Strahov (Tchéquie), présent sur la 3e marche du podium, que le RBC avait dominé en phase de poule. Deux clubs emmenés par des joueurs habitués des tournois internationaux Future et Elite 16.
« Cela peut se jouer pour quelques points »
« Je pense que la compétition sera un peu plus dense cette année et que les favoris peuvent se retrouver aussi bien sur le podium qu’à la 7e ou 8e place. Cela peut se jouer pour quelques points. » Pas favoris sur le papier, les Rétais avaient créé la sensation grâce à la force de leur collectif. Le RBC est prêt à réécrire l’histoire.
Sports. Beach-volley. La licenciée du Ré Beach Club représentait la France aux Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar.
« Cette compétition restera à jamais l’une de mes plus belles expériences sportives », assure Mathilde Berthaudeau (à droite), au lendemain de son élimination, avec sa partenaire de l’équipe de France Malo Mir, du tableau de beach-volley des Jeux olympiques de la jeunesse 2026. © DR
Le rêve olympique de Mathilde Berthaudeau a pris fin lundi 2 novembre après-midi, après une défaite en huitième de finale face à la paire suisse, tête de série n° 3 du tournoi de beach-volley des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) organisé pour la première fois sur le continent africain. La licenciée du Ré Beach Club, formée au pôle espoirs île de Ré et actuellement membre du pôle France jeunes de Toulouse, partageait l’aventure avec Malo Mir, joueuse du Volley club gruissanais.
En phase de poule, les Françaises avaient bien réagi après une défaite d’entrée au tie-break face aux Argentines (14-21, 22-20, 13-15). Non sans quelques passages à vide en cours de rencontre, la paire tricolore a enchaîné deux succès face au Mozambique (21-19, 21-11) puis face aux représentantes de l’île de Guam (21-15, 19-21, 15-10), leur ouvrant ainsi les portes des huitièmes de finale.
« Une expérience unique »
Malheureusement pour Mathilde Berthaudeau et Malo Mir, la marche était trop haute. Elles terminent 9e de la compétition. « Les quatre matchs ont été intenses, difficiles et remplis d’émotions. Nous avons vécu trois beaux matchs de poule, avec beaucoup de stress que nous avons plutôt bien réussi à gérer. Le huitième de finale a été encore plus stressant et difficile », confie la licenciée du RBC depuis Dakar.
Dès son arrivée au pôle espoirs en septembre 2022, Mathilde Berthaudeau, alors âgée de 13 ans, avait fait de cet événement un objectif sportif. « J’ai travaillé très dur pour en arriver là et avoir la chance de participer à cette magnifique aventure. C’est forcément difficile de la voir se terminer, mais cette expérience me permettra d’aller encore plus loin dans la suite de mon parcours. »
Au-delà de l’aspect sportif, la Rétaise gardera en mémoire de précieux souvenirs de ces JOJ. Elle décrit « une expérience unique, avec beaucoup d’énergie, un public formidable et de belles rencontres avec les athlètes venus du monde entier ». nE.L.